DERNIER ARRÊT DU VIVANT

DERNIER ARRÊT DU VIVANT - série

Bocal de culture tissulaire / Armée de bocaux Projet d’installation, 2025–2026

1. Bocal de culture tissulaire

Ce projet constitue le noyau du corpus expérimental. Il repose sur l’encapsulation d’un fragment végétal issu des circuits contemporains de production et de circulation du vivant. L’intervention ne relève plus de la représentation, mais de l’arrêt partiel d’un processus. L’encapsulation extrait le végétal de son milieu et le maintient dans un environnement contrôlé, renvoyant aux dispositifs de culture tissulaire où reproduction et diffusion reposent sur l’isolement du vivant. 

Cette opération rend visible une ambivalence structurelle : multiplication et sauvegarde d’un côté, réduction des interdépendances écologiques de l’autre. Le végétal est conservé, mais dissocié de la complexité relationnelle qui conditionne son existence. Dans le cadre de la Plasticité Relationnelle, le bocal fonctionne comme unité minimale. Son isolement devient principe critique : il matérialise la tension entre contrôle technique et interdépendance écologique.

2. Armée de bocaux – Variation sérielle

Cette variation transpose le principe d’encapsulation à l’échelle sérielle. L’alignement des bocaux rend visibles les logiques industrielles de standardisation et de rationalisation du vivant. Chaque unité paraît identique, tout en contenant un fragment singulier. La série met ainsi en tension singularité biologique et formatage systémique. Le bocal cesse d’être un objet autonome pour devenir élément d’un dispositif global. L’accumulation produit un effet de masse qui reconfigure la perception : l’individuel se dissout dans la répétition sans disparaître entièrement. Dans la logique de la Plasticité Relationnelle, cette configuration explore l’impact spatial de la répétition et la manière dont l’échelle modifie la lecture critique du dispositif.